Si la Provence m’était contée en une douceur gourmande, ce serait sans aucun doute le Calisson d’Aix. Avec sa forme d’amande délicate, son glaçage royal blanc comme la craie et son cœur tendre où se mêlent amandes effilées et fruits confits, cette confiserie est bien plus qu’une friandise : c’est un véritable fragment de notre patrimoine vivant.
Mais savez-vous d’où vient cette petite merveille qui trône fièrement parmi les 13 desserts de Noël ? Entre mariages royaux, épidémies d’autrefois et rituels sacrés, embarquez avec Immerséa pour un voyage au cœur de la mémoire provençale.

Source : Pinterest
Un mariage royal et une reine austère
Nous sommes en 1454. Le bon Roi René, comte de Provence, épouse en secondes noces Jeanne de Laval. La jeune reine est décrite comme une femme très pieuse, grave et qui ne sourit presque jamais.

Lors du banquet de noces, le confiseur du roi présente une nouvelle création : une confiserie faite d’amandes broyées et de fruits confits. La reine en porte un à la bouche… et un doux sourire illumine enfin son visage.
Un courtisan, étonné, demande à voix basse : « Que mange avec tant de plaisir notre souveraine ? » Ce à quoi on lui répond en provençal : « Di Diou, ce soun di calissoun ! » (Mon Dieu, ce sont des câlins !).
Le nom était trouvé. Le calisson est né, symbole de douceur et d’art de vivre à la provençale.
1630 : La Bénédiction des Calissons contre la Peste
Si le calisson porte une dimension romantique, il est aussi lié à un épisode beaucoup plus sombre de l’histoire aixoise. En 1629-1630, une terrible épidémie de peste ravage la ville d’Aix-en-Provence.
L’assesseur Martelly, édile de la ville, fait alors le vœu solennel de faire célébrer chaque année une messe d’action de grâce dédiée à la Vierge de la Seds si la cité est épargnée. C’est lors d’un de ces offices religieux que furent distribués aux fidèles des calissons bénis en guise de pain eucharistique ou de protection. L’archevêque entonnait alors en latin « Venite ad Calicem » (Venez au calice), une phrase que le peuple aixois, malicieux, transforma rapidement en « Venès tóutei pèr lei calissoun ! » (Venez tous aux calissons !).
Aujourd’hui encore, chaque premier dimanche de septembre, la ville d’Aix-en-Provence perpétue la traditionnelle Bénédiction des Calissons à l’église Saint-Jean-de-Malte, réunissant confiseurs, groupes folkloriques et amoureux du terroir.
Aujourd’hui encore, croquer dans un calisson d’Aix, c’est goûter à un bout d’histoire et au savoir-faire préservé des confiseurs provençaux.
Chez Immerséa, nous avons à cœur de vous faire vivre et ressentir ces traditions régionales depuis chez vous. C’est pourquoi nous avons sélectionné des produits artisanaux d’exception issus du patrimoine provençal dans notre box immersive Le Chant des Cigales.
Les calissons artisanaux sélectionnés, associés à notre tapenade artisanale, notre miel de lavande, nos herbes de Provence et notre serviette en tissu Toselli, vous emmènent directement sous le soleil d’Aix-en-Provence… sans quitter votre salon.

Les secrets de fabrication d’un véritable Calisson d’Artisan
Fabriquer un calisson traditionnel ne s’improvise pas ! La recette obéit à un équilibre très précis qui n’a presque pas changé depuis des siècles :
- Un tiers d’amandes émoulues : Idéalement cultivées en Provence pour leur gourmandise.
- Un tiers de melons confits : Des melons de Cavaillon, patiemment confits dans la capitale du fruit confit, Apt.
- Un tiers de sirop de sucre et d’écorces d’oranges confites : Pour apporter de la fraîcheur et du liant à la pâte.
La pâte est déposée sur une fine feuille de pain azyme, puis nappée du fameux glaçage royal (un mélange de blanc d’œuf et de sucre glace). Après un court passage au four pour fixer ce manteau blanc et lisse, le calisson prend sa forme légendaire.

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